dimanche 21 février 2021

Making-of : Men in Black

Cela faisait un moment que j’avais envie d’apprendre à utiliser des circuits électriques Led, sans jamais avoir de costumes qui s’y prêtait (à moins de vouloir tenter un truc genre cosplay tuning... sans façon), mise à part une vague tentative pour le sceptre de Loki (voir son Making-of)

Comme c’est un domaine où il est assez difficile de se lancer à l’arrache sans en comprendre un minimum le fonctionnement, j’avais donc investi dans le livre de Kamui Cosplay consacré au Leds. Et comme j’avais également envie de tester la custom de nerf, autant faire une pierre deux coups avec des gros flingues bourrés de leds : les Men in Black !

Avec les articles « Making-of » je reviens sur la conception globale d’un personnage, incluant les erreurs commises en chemin, et même quand c’est possible la partie couture (dont j’ai généralement assez peu de photos…).


1. Choix du costume

J’ai proposé à Neevillia de faire les Men in Black en guise de petit projet annexe pour une convention très locale, puisque nous travaillions en même temps sur les costumes pour le Herofestival (qui sont généralement nos gros projets couture/craft de l’année). 

D’ailleurs, si je faire devais ma puriste, je dirais que, techniquement, ce n’est pas vraiment du cosplay, puisqu’on ne fait pas de personnage particulier (En même temps ni Neevillia ni moi ne ferions un Agent J crédible…) mais une création personnelle au sein de l’univers des Men in Black.

Le but n’était donc pas de faire une réplique de « gros gun qu’on voit à XX minutes de Men in Black », mais plus d’être dans l’esprit du film, avec deux armes d’inspiration alien.


2. Liste des éléments

Même si ce n’était pas vraiment un cosplay, nous avons cependant voulu respecter au plus près les « fondamentaux » de l’uniforme du M.I.B, un costume, noir forcément, avec la bonne coupe de pantalon et de veste, chemise, cravate et les fameuses lunettes de soleil protégeant du neuralizeur (nous avons même acheté le modèle exact de Ray-Ban porté dans le film!). Et en ce qui concerne les accessoires : de gros flingues chromés et forcément le neuralizeur.

A l’origine, je voulais également faire le criquet infernal, mais faute de temps, il est passé à la trappe.

A cette liste d’éléments j’ajoutais deux contraintes supplémentaires : il fallait que les nerfs soient démontables même après modifications pour les stocker plus facilement, et garder, autant que possible, l’aspect fonctionnel du nerf (parce que c’est quand même plus fun…) au moins pour le canon principal.


3.Conception

- Les nerfs customisés :

  • travail préparatoire :

Contrairement à un cosplay où il « suffit » de recréer à l’identique un modèle donné, il fallait ici faire des choix avant de commencer à bricoler, histoire que ce soit original mais cohérent au reste de l’univers des films. La première étape a logiquement été de choisir les nerf qui serviraient de base au custom. Finalement nous avons opté pour le classique Nerf Elite Retaliator pour le mien, et le Nerf Modulus Tri-Strike pour celui de Neevillia.


Après quoi, il fallait simplement décider des modifications. Ce qui s’est révélé un rien compliqué…Pour réfléchir au design sans commencer à couper dans le tas, j’ai utilisé un schéma du Retaliator (facilement trouvable sous « nerf blueprint » sur internet), et une photo du Tri-Strike en noir et blanc.

Pour le Tri-Strike la difficulté venait du fait que son design était déjà chargé en soi avec une pistolet principal plutôt imposant débouchant sur un premier canon, et quatre autres canons plus petits avec un système à pompe (la partie grise sur l’avant) et enfin un gros canon sur le dessus fonctionnant lui même avec une grande pompe située à l’arrière, reliés ensemble par un tuyau transparent.

Finalement la seule grosse modification physique a été la suppression de la partie fusil à pompe de l’avant, que je trouvais trop massive par rapport au reste, remplacée par une poignée à la fois plus élégante et qui rétablirait l’équilibre de l’arme une fois en main.


Pour le Retaliator, ça a été encore plus compliqué, je l’avais très honnêtement choisi car c’était le modèle le plus simple à trouver, surtout à bas prix (les deux nerfs ont été achetés d’occasion). Mais la gamme Elite est quand même la gamme qui se veut la plus « réaliste » ou en tout cas la moins futuriste/zombie/fantastique. La première modification a d’ailleurs été de retirer la barre moche orange à l’arrière et la poignée qui faisaient vraiment trop militaire. Et comme le canon me semblait extrêmement simple, je voulais le compliquer un peu :


Comme on peut le voir sur ce schéma, j’ai pas mal tâtonné, avec l’idée de plusieurs canons : soit trois égaux, à la manière de l’arme de J dans le combat final du premier film, ou un peu comme le Tri-Strike, un canon principal et d’autres plus petits. Et pour l’arrière quelque chose relié à l’avant par un tube lumineux, également pour rappeler le tube du Tri-Strike. J’ai finalement décidé de virer entièrement le canon du Retaliator pour en créer un de (quasiment) toutes pièces :


Une fois les modifications décidées, je pouvais enfin passer au travail réel directement sur les nerfs. A commencer par retirer toutes références au modèle/logo nerf/précaution d’utilisation qui sont généralement mouler sur la pièce. Pour ça pas de secret : on ponce un maximum et éventuellement on passe un peu d’acétone pour « ramollir » le plastique et retirer les dernières traces. (Comme j’avais un peu la flemme, on peut encore voir lesdites traces par endroits…). Pour le Tri-Strike, le nom « Modulus » était en creux, j’ai donc simplement rempli les cavités avec de la pâte epoxie.

Après quoi, on peut ouvrir tous les éléments pour commencer à réellement modifier les pièces. A noter que le premier truc à faire quand on ouvre un nerf pour le modifier c’est… prendre en photo l’intérieur. Le blaster principal est remplis de ressorts qui permettent le fonctionnement du lancer de fléchette, donc il vaut mieux avoir une référence pour les remettre en place quand ils sauteront ( et croyez-moi, malgré toutes vos précautions, ils sauteront).Par contre, si on ne veut pas garder la fonctionnalité des nerfs, on peut profiter de cette étape pour tout virer, et faire de la place pour l’alimentation des leds. De même si c’est une custom peinture, on peut aussi ne pas ouvrir l’arme et peindre directement.

 Pour les curieux, voilà à quoi ressemble l’intérieur d’un rétaliator :


et l’intérieur d’un modulus :


Même si je n’ai rien modifié sur les armes en elle-même, cette étape permet de voir l’éventuelle place disponible pour installer un circuit électrique sans gêner le fonctionnement du tir. On peut voir que ça serait assez compliqué dans le modulus, mais que le rétaliator dispose d’un peu de place libre dans la crosse (à condition de retirer l’emplacement de stockage de fléchette) et sur l’avant. Séparer le pistolet en deux permet également de le peindre plus facilement en le posant à plat et s’en seller les deux moitiés ensemble à la peinture.

Tant qu’on est sur l’ouverture, parlons-en un peu plus en détails. Au départ, on se dit que ce sera facile, puisqu’il y a des vis un peu partout. Et effectivement le pistolet du Retaliator est extrêmement simple à ouvrir : il suffit de séparer d’abord la partie coulissante qui compresse le ressort puis d’ouvrir le reste des vis. Sauf que pour le modulus, le ressort est actionné par un bras traversant munis de deux poignées qu’il faudra soulever au pied de biche. Sans parler des autres éléments (du modulus) qui sont en fait en une seule pièce par endroit. Par exemple pour la pièce avant avec les cinq canons, seul la partie pompe se sépare en deux. Le reste, au niveau du viseur est d’un bloc. Seule solution : le disque de découpe de la dremel…